Se souvenir qu’on peut dépasser les gestes qui ne servent à rien

comment rendre visible le silencieux ?

Pour accéder à la liberté, au geste libre, il faut savoir décevoir,

se décevoir

contentement, attente du retour,

recherche de réponses, du retour de l’Autre = IDIOTIE

des transformations sont nécessaires pour garder l ‘équilibre, le trouver parfois

le dehors-le dedans ----- plus rien

laisser passer le souffle

 

Une combustion des formes,

par nous, à travers nous

 

Un cœur qui palpite

qui fait place

la place

à ce qui doit naître, en plein désordre

détruire et recommencer jusqu’à ce que le souffle soit là

que soit la vitalité

 

Pourquoi garder ?

Ce qu'on aime? ce qu’on laisse ? Non en tant que personne

mais pour ce qui l’a traversée

 

Comment passer la spatialité dans son corps ?

 

Me siento como un pequeñito pessoa

Inattendues injonctions du silence et de l’espace

Ciel dégagé mais fureur contenue

un dialogue de proximité par l’intermédiaire duquel émerge la sensation d’un déjà là invisible

le silence contient de la pensée mais pour s’en aviser il faut s’éloigner des zones de turbulences

et prendre le temps de poser son oreille sur le fil du vent

sillonner l’espace de longues heures jusqu’à faire de l’espace 

Sans silence l’espace n’existe pas

L’espace est du temps momentanément en repos

la pensée devient audible s’il y a le silence

Avancer vers le silence des choses puis ouvrir grand les yeux

faire fi de l’encombrant bagage des attachements

processus mutant que la beauté de quelque chose et une posture que le regard prévaut


 

Avoir le regard idiot ; saisit tout de suite le sens de l’irréductible idiome

qui forme la base de toute réalité.

 

© Copyright 2023 - Corinne Baud